En quoi consiste le diagnostic de base du HBP ou syndrome bénin de la prostate ?

Publié le : 02 avril 20215 mins de lecture

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) se superpose très souvent de manière symptomatique à l’obstruction de la sortie de la vessie, mais peut aussi être totalement asymptomatique en soi. Dans environ 10 à 30 pour-cent des cas, les patients continuent de souffrir de symptômes positifs de LUTS (Lower urinary tract symptoms) malgré le succès du TURP (Transurethral resection of the prostate). La raison en est souvent que les outils de diagnostic étaient auparavant inadaptés, ce qui a finalement conduit à un diagnostic et une thérapie incorrects.

Les causes de ces infections peuvent être diverses, par exemple l’HBP, l’hyperactivité vésicale ou les infections urinaires, entre autres. Le diagnostic de base du syndrome bénin de la prostate (HBP) est nécessairement composé de sept mesures individuelles :

Diagnostics de base obligatoires

Le questionnaire IPSS (ou Internationnal Prostatic Symptom Score) standardisé fait initialement partie de tout diagnostic de base du SPL(screen-positive lesions). Il peut souvent être rempli par le patient avant le premier contact et est alors déjà disponible au moment de la visite du médecin.

L’évaluation du questionnaire doit être suivie de l’inspection, y compris le diagnostic différentiel. En plus de l’HBP et de l’obstruction des voies urinaires, les hernies ou l’hydrocèle peuvent également entraîner une altération de la miction et des douleurs.

L’examen digital-rectal est la méthode classique de détection des changements (palpabilité et augmentation de la taille) dans la prostate. Dans l’état des urines, une hématurie diagnostiquée pourrait éventuellement conduire à un diagnostic prolongé.

En laboratoire, il faut déterminer la créatinine et le PSA. Une augmentation de la créatinine fournit une indication de la présence d’une insuffisance rénale post-rénale, qui peut survenir chez environ 2 à 3 patients atteints d’HBP. En règle générale, la créatinine est élevée dans le sang de 10 à 13 patients atteints de BPS (bactéries pathogènes spécifiques). La valeur du PSA (ou prostate-specific antigen) est principalement collectée pour exclure le cancer de la prostate. Le patient doit être informé à l’avance des avantages et des inconvénients du test et doit y consentir activement. De plus, les hommes ayant un taux élevé de PSA sans PCa (ou Prostate cancer) ont un risque environ 1,4 fois plus élevé de progression de l’HBP.

Les reins, la vessie et la prostate sont ensuite examinés à l’aide d’une échographie. L’imagerie de la vessie permet d’exclure les calculs, les tumeurs et les résidus d’urine. Attention : l’urine résiduelle ne permet pas de différencier l’insuffisance du détrusor et l’obstruction comme cause de l’HBP. Il n’y a pas non plus de seuil résiduel d’urine à partir duquel on peut supposer une obstruction. L’échographie de la prostate doit être effectuée par voie transrectale, car il a été prouvé que l’échographie transverse entraîne une surestimation de la taille de la prostate pouvant aller jusqu’à 55 %.

Pour la mesure en uroflowmetrie, un volume de miction d’au moins 150 ml est nécessaire. Il est important de noter que l’uroflow ne peut pas distinguer l’insuffisance du détrusor de l’obstruction, c’est pourquoi le flux normal peut être présent même en cas d’obstruction. Cela s’explique par les pressions compensatoires plus élevées pendant la miction.

Quand le patient atteint d’HBP doit-il être admis en chirurgie ?

Une décision thérapeutique fondée sur le diagnostic de base est décisive. Les symptômes ou les résultats déterminent une indication chirurgicale absolue pour le patient atteint d’HBP :

Un diagnostic de base consistant en un questionnaire IPSS, une inspection/diagnostic différentiel, un examen digital-rectal, un état urinaire, un laboratoire, une échographie et un débit urinaire est obligatoire pour tout patient atteint d’HBP. Ce n’est qu’ainsi qu’un diagnostic correct peut être établi et qu’une option thérapeutique appropriée peut être choisie sur cette base.

Des symptômes récurrents ou une microhématurie difficiles à contrôler de manière conservatrice, ainsi qu’une fonction rénale limitée en raison d’un retard d’obstruction, nécessitent une indication chirurgicale absolue.

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